Le Club des Démocrates

Un lieu de libres débats sur la citoyenneté, la vie politique française et les partis

Archive for mars 2008

Oloron Sainte Marie : la querelle des classiques et des modernes

Posted by picharotte sur 27 mars 2008

La République des Pyrénées offrait, mercredi 26 mars, une analyse des tensions qui règnent au sein du Modem de la région d’Oloron (64).

L’affaire est intéressante car elle est, peut-être, emblématique de ce qui pourrait se passer un peu partout.

D’un coté, un Modem « classique », c’est à dire composé de notables UDF, installés dans leurs fauteuils d’élus à la mairie d’Oloron représenté par André Labarthe, ancien adjoint au maire UMP Hervé Lucbéreilh.

De l’autre, un Modem « moderne » qui a établi un bilan critique du mandat du maire sortant et décidé de ne pas renouveler la collaboration avec lui. Résultats des courses : Hervé Lucbéreilh a perdu la mairie et c’est le socialiste Bernard Uthurry qui est devenu maire d’Oloron.

Tout pourrait s’arrêter là. Mais André Labarthe, désespéré par la perte de son mandat, a décidé « dès le soir de l’élection de Bernard Uthury d’entrer en campagne ». Il veut « créer un nouveau centre fort à Oloron »

De leur coté, les « modernes » dont notre ami et internaute Patrick Quinquis se fixent l’objectif d’ « ancrer le Modem dans la quatrième circonscription ».

Il est évident qu’une lutte d’influence est désormais ouverte à Oloron entre ces 2 tendances et le résultat de cette lutte pèsera sur l’avenir du Modem local. Il faut donc veiller à ce que cette « confrontation  » se fasse dans le respect absolu de la démocratie, et que des erreurs du type de celles qui ont été perpétrées en Gironde (exclusions) ne se renouvellent pas.

Au delà des péripéties locales, cette confrontation qui s’annonce à Oloron est révélatrice d’une question à laquelle aucun dirigeant du Modem n’a réellement, à ce jour, répondu :

Faut-il sacrifier ses idées à un mandat dans un exécutif ou faire valoir ses idées au risque de perdre des élus. C’est notre incapacité à trancher ce noeud gordien, qui est la cause aujourd’hui de l’incompréhension des français à l’égard de l’orientation du Modem Entre le pragmatisme (il faut à tout prix des élus pour peser sur la vie politique nationale) et la position de principe (c’est en prenant des positions exemplaires et parfaitement claires qu’on construira durablement le Modem) les militants devront choisir.

Vite…

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Souvenirs, souvenirs… 1958

Posted by picharotte sur 26 mars 2008

En 1958, La france est en guerre contre une de ses colonies : l’algérie. Car la france en 1958 a encore des colonies qu’elle regroupe dans la « communauté française » qui compte aussi ses anciennes colonies.

En 1958, l’administration américaine crée la NASA. Pas de fusées capables de vaincre la pesanteur, ni homme, ni chien dans l’espace .

La lune inviolée garde tout son mystère.
En 1958, Cuba est encore sous le régime du dictateur Batista, L’ile selon les témoignages de l’époque est un gigantsque bordel (au sens propre du mot : 300 000 touristes américains viennent tous les ans s’y encainailler), mais Fidel Castro est sur le point de conquérir le pouvoir.

En 1958, le général Franco est au pouvoir en Espagne, au Portugal c’est le dictateur Salazar.

Le président de la république, en France s’appelle René Coty, il sera bientôt remplacé par le général De Gaulle

En Chine, Mao zedong lance le « Grand bond en avant » et reçoit Nikita Khrouchtchev.

La population française compte 20 millions d’habitants de moins qu’aujourd’hui (44 millions d’h). une bonne partie vit encore à la campagne mais on commence à parler d’ »exode rural »

Bien entendu, l’informatique n’existe pas, pensez donc, on en est à inventer le poste de radio à transistor

Les écoles sont divisées en Ecoles de fille et Ecoles de garçons. L’aboutissement normal des études pour un enfant est le Certificat d’Etudes Primaires. Le lycée, le bac sont réservés à une toute petite minorité.

Il n’y a pratiquement pas de chomage , et on garde le même job toute sa vie.

Dans les hopitaux, on endort les malades avec du chlorophorme.

Le monde vit dans la crainte d’une guerre atomique mondiale. Les plus riches se font faire des abris anti-atomiques.

Mais surtout, surtout, la France est en guerre. On a cru un moment à un coup d’état des « généraux félons »

En prenant le pouvoir, le général De Gaulle propose la constitution de 1958 qui régit encore, avec de menus aménagements, la vie politique de notre pays.

Qui peut croire que ces institutions sont adaptées au monde actuel ?????

Qui peut penser qu’avec les formidables mutations qu’a connues notre pays en 50 ans, cette constitution soit encore de circonstance ??

Vive la VI° république citoyenne et démocrate!

 

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Pourquoi François Bayrou a perdu à Pau

Posted by picharotte sur 18 mars 2008

C’est la question que tout adhérent au Modem devrait se poser plutôt que de gémir sur l’injustice du mode de scrutin ou sur la méchanceté des journalistes.

François Bayrou n’a pas échoué pour des raisons personnelles. Il est toujours un brillant orateur. Il a de bonnes idées, qu’il expose avec conviction.

Simplement, il s’est trompé de stratégie. Il a fait comme si on était 15 ans en arrière, comme si le Mouvement démocrate n’existait pas, comme si on était encore au plus beau temps de l’UDF.

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Elections municipales et cantonales : une authentique et profonde poussée de la démocratie

Posted by picharotte sur 17 mars 2008

Ne nous laissons pas abuser par les premiers commentaires des journalistes. C’est évident, la poussée de la gauche dans les municipales s’apparente à un vote sanction..

Mais le plus important, c’est surtout la constatation que, partout, l’exigence démocratique se fait plus forte et plus véhémente.

Quand cela a été possible, dès que cela a été possible, les électeurs ont privilégié des candidats ayant exprimé une forte éthique, des candidats qui se battaient pour une véritable démocratie, associant les habitants.

A Morlaàs, où le Club des Démocrates soutenait Stéphane Coillard, candidat socialiste, le canton a basculé à gauche pour la première fois de son histoire.

C’était pourtant une triangulaire difficile. Mais, au delà de son appartenance au Parti socialiste, Stéphane Coillard, est, tout au long de la campagne, resté irréprochable. Les coups bas, les revirements, les chausse-trappes politiques ne lui ont pas été épargnés. Il n’a jamais cédé à la facilité de l’invective ou du calcul politicien.

Il a au contraire porté bien haut ses valeurs et proclamé son éthique. Au point d’être accusé de faiblesse pour son refus de polémiques stériles.

Voilà l’engagement qu’il a pris publiquement, par écrit, pendant la campagne des cantonales et dont il a rappelé, maintes fois, les termes :

« Je m’engage si je suis élu :

A être présent à toutes les commissions auxquelles je serai désigné

A vous rendre compte de mon action et de mes votes

A travailler équitablement avec tous les élus, dans l’intérêt général du canton

A ne briguer aucun autre mandat exécutif pour rester disponible et efficace

A ne pas briguer plus de 2 mandats consécutifs de conseiller général. »

Le club des démocrates est fier de l’avoir soutenu et d’être pour un petit quelque chose dans son élection

Là est la voie : celle de la démocratie retrouvée, celle de la réappropriation de la politique par les citoyens.

L’autre candidat soutenu par le Club des démocrates était Alain Chauteau.

On connait les difficultés qu’Alain a rencontré dans sa campagne et notamment les infâmes pressions qu’il a eu à subir de la part du Modem et particulièrement de François Bayrou.

Les résultats sont là : Jean Arriau, le maire UMP soutenu par François Bayrou est battu et perd son fauteuil de maire et de conseiller général.

Le candidat du parti socialiste Jean Yves Lalanne est élu à la mairie et le canton revient aussi à une candidate du PS. C’est la fin d’un mandarinat poussif et obsolète.

Les milliers de voix qui ont soutenu Alain Chauteau vont maintenant pouvoir s’investir dans un travail de citoyens en collaboration avec la mairie et il faudra suivre de près toutes les initiatives qui seront prises.

En guise de conclusion provisoire.

François Bayrou, l’homme qui, en 2007, avait levé cet immense espoir de renouveau dans la politique, et qui s’est abaissé à tant de mesquines tractations politiciennes durant cette campagne, François Bayrou a échoué dans la ville de Pau. Et il faut y voir, là aussi, l’expression de la maturité des électeurs et de leur exigence démocratique.

Que va devenir le Modem ?

D’après Gérard Courtois, éditorialiste du « Monde » « Après la défaite de François Bayrou à Pau, le MoDem va peu ou prou s’effacer au sein des majorités qu’il a rejointes, soit de gauche, soit de droite ».

C’est toute la question !

Alain Picharotte

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La démocratie malade de la politique

Posted by picharotte sur 11 mars 2008

La démocratie en France, est gravement malade. Cette dégradation de la démocratie qui ne date pas d’hier, va même en s’accentuant.

Ce diagnostique est partagé par beaucoup de citoyens dans notre pays. Mais il est important de caractériser finement les entorses à la démocratie car c’est le plus souvent une impression diffuse, floue. Or, là où le diagnostic est clairement fait, il est plus facile ensuite de lutter et de proposer des solutions.

Les institutions

Ces manquements s’expriment d’abord dans nos institutions qui sont largement responsables de l’affaiblissement de la démocratie. L’évolution vers le présidentialisme de la constitution de 1958, le refus par les partis au pouvoir quels qu’ils soient, de rééquilibrer la représentation nationale par des scrutins à la proportionnelle, n’ont fait que l’aggraver.

La loi votée sous le gouvernement Jospin qui a calé les élections législatives juste après les élections présidentielles a abouti à une banalisation de ces élections et donc à une perte de leurs intérêt.

Le sénat qui n’a jamais connu l’alternance et qui mouline du vent à longueur d’années au frais des contribuables est par essence, une chambre particulièrement antidémocratique. L’élection des sénateurs se fait par de “grands électeurs”, mandat interminable (9 ans ramenés à 6, certes, mais quand même).

Par ailleurs, les élections désignent des élus pour 5 ou 6 ans sans contrepartie. Les électeurs délèguent totalement leur pouvoir à un élu, mais celui ci n’a aucune obligation à rendre des comptes ni même à respecter ses engagements : est ce vraiment de la démocratie ?

Les télévisions privées

Passée et placée sous la coupe des grands capitaines d’industrie (ou de leurs rejetons), les télévisions privées en France déversent un flot d’informations tendancieuses comme on l’a vu aux présidentielles de 2002 avec l’insécurité.

Fait plus grave encore, elles jouent un rôle éminent comme “ machine à décérébrer” (Leiris) des citoyens en diffusant fort habilement des programmes ineptes et toujours orientés vers le bas, vers la facilité et la vulgarité.

La télévision publique

Elle s’est lancé dans une course à l’audimat perdue d’avance avec les télés privées. Sans ressources depuis la petite phrase de Sarkozy, sans projet généreux, soumise au diktats des politiques, elle n’en finit pas de se chercher et de s’enfoncer.

La presse d’information

A l’exception notable du journal le Monde qui a réussi, jusqu’à ce jour, à préserver son indépendance financière, tous les autres journaux sont la propriété d’industriels peu soucieux d’une ligne éditorial indépendante. Les écarts déontologiques se multiplient depuis quelques années (Paris Match, l’Express, le Figaro etc…)

L’école publique

Elle est en crise profonde et durable. Les raisons sont multiples :

1 Elle n’a pas su accompagner les profondes mutations de la société française. Les enseignements sont figés depuis 50 ans. L’informatique, le droit, la psychologie, la sociologie, l’économie n’ont pas droits de cité. Les langues sont toujours aussi mal enseignées. Les math sont toujours considérées comme un moyen de sélection avant d’être une matière scientifique. Jamais personne n’a pensé à organiser une vraie et authentique réflexion des enseignants sur ces sujets. Seuls, “les experts” sont consultés et leurs conclusions rarement prises en compte. Les ministres de gauche comme de droite se comportent tous comme des autocrates, persuadés de penser mieux que les autres, et d’avoir toujours raison. D’où les échecs qui se suivent les uns après les autres.

2 Les enseignants sont constamment vilipendés, dévalorisés alors même que leur profession est toujours plus complexe et plus difficile. Le dernier avatar , la notation des profs par les élèves, est une aberration démagogique en contradiction formelle avec la revalorisation de l’autorité des maîtres prônée par les mêmes personnes. Devenus le symbole des fainéants, des “toujours malades” les enseignants, ne sont plus motivés et baissent les bras devant les problèmes d’éducation.

Leurs revenus sont en baisse constante depuis 20 ans, leurs conditions de travail s’aggravent. Leur motivation est en chute libre. Rien d’étonnant à ce que le recrutement soit lui aussi en panne.

Or il s’agit de nos enfants : futurs citoyens ou futurs esclaves ?

La recherche

Ce secteur qui fut un fleuron de la société française est en proie à des attaques tellement dures, que l’exode est devenu la norme. Un chercheur aujourd’hui est un travailleur mal payé, non pas seulement en considération de la longueur de ses études, mais mal payé tout court. C’est un travailleur qui va de CDD en CDD, soumis à une loi du marché aveugle et bête.

La recherche est aujourd’hui sous les ordres d’imbéciles qui profèrent avec pédanterie des conneries du genre : “des chercheurs qui cherchent on en trouve mais des chercheurs qui trouvent on en cherche ! Sinistre plaisanterie dont on rebat les oreilles du bon peuple histoire de dresser là encore une catégorie sociale contre les autres ;

La justice

Elle est dans un état de délabrement avancé. Son budget est misérabiliste, et l’arrivée de Dati ne fait qu’aggraver les choses. Bafouée par de nombreux politiciens (Chirac, Juppé, Balkany, Mellick, Tiberi, Pasqua) soumise à un mandarinat éculé, elle vivote, abandonne ses missions républicaines l’une après l’autre, s’oriente de fait vers une justice à 2 vitesses, celle qui exempt les grands de ce monde du poids de leurs turpitudes et celle qui sanctionne toujours plus rudement les petits..

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