Le Club des Démocrates

Un lieu de libres débats sur la citoyenneté, la vie politique française et les partis

Posts Tagged ‘Bibliographie’

Propaganda : « Comment manipuler l’opinion en démocratie », Normand Baillargeon et Edward Bernays

Posted by picharotte sur 7 mars 2008

Un document édifiant où l’on apprend que la propagande politique au XXe siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine. Texte présenté par Normand Baillargeon, philosophe, professeur à l’université du Québec à Montréal, et auteur d’un Petit cours d’autodéfense intellectuelle paru chez Lux en 2007.

Biographie de l’auteur Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, fut l’un des pères fondateurs des « relations publiques ». Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

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La contre-démocratie : « La politique à l’âge de la défiance », Pierre Rosanvallon

Posted by picharotte sur 7 mars 2008

L’idéal démocratique règne désormais sans partage, mais les régimes qui s’en réclament suscitent partout de vives critiques. L’érosion de la confiance dans les représentants est ainsi l’un des problèmes majeurs de notre temps. Mais, si les citoyens fréquentent moins les urnes, ils ne sont pas pour autant devenus passifs : on les voit manifester dans les rues, contester, se mobiliser sur Internet… Pour comprendre ce nouveau janus citoyen, cet ouvrage propose d’appréhender les mécanismes d’institution de la confiance et l’expression sociale de la défiance comme deux sphères et deux moments distincts de la vie des démocraties. L’activité électorale-représentative s’organise autour de la première dimension : c’est elle qui a été classiquement étudiée. Mais la seconde n’a jamais été explorée de façon systématique. C’est à quoi s’attache Pierre Rosanvallon en proposant une histoire et une théorie du rôle structurant de la défiance dans les démocraties. Ce renversement radical de perspective conduit à explorer un continent politique longtemps inaperçu : celui de la  » contre-démocratie « . Cette dernière résulte d’un ensemble de pratiques de surveillance, d’empêchement et de jugement au travers desquelles la société exerce des pouvoirs de correction et de pression. À côté du peuple-électeur, elle donne voix et visage aux figures d’un peuple-vigilant, d’un peuple-veto et d’un peuple juge. C’est là sa vertu, mais aussi son problème. Car, à trop valoriser les propriétés de contrôle et de résistance de l’espace public, elle peut aussi faire le jeu du populisme et de  » l’impolitique « , entravant la formulation positive d’un monde commun.

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De la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville

Posted by picharotte sur 7 mars 2008

tome 1. tome 2. Tout dans l’oeuvre de Tocqueville se rattache plus ou moins directement à un problème unique : dans les sociétés occidentales entraînées par un processus providentiel de démocratisation, la liberté de chaque homme pourra-t-elle subsister ? Si l’idée centrale est une, les périls dénoncés sont multiples, et depuis 1930 les commentateurs ont mis l’accent sur tel aspect ou tel autre. D’abord, au temps des fascismes occidentaux, ils ont valorisé le refus du totalitarisme, sacrifice de la liberté à un égalitarisme brutal. Depuis la chute de ces régimes, ils ont paraphrasé la vision de Tocqueville des périls insidieux d’une société de consommation qui invite chaque citoyen à se retirer dans le confort d’une vie privée dépourvue de toute solidarité ; et ils ont mis en valeur les pages où Tocqueville montre le danger corrélatif de la substitution aux décisions librement discutées, d’un bureaucratisme tout-puissant et stérile. Tocqueville, observant l’enfance des démocraties modernes, y avait diagnostiqué les germes de maux qui se sont développés avec leur croissance. —Ce texte fait référence à l’édition Poche .

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« La démocratie d’une crise à l’autre », Marcel Gauchet

Posted by picharotte sur 7 mars 2008

Ce petit livre ramasse sous une forme synthétique la substance des analyses développées dans les quatre volumes de L’avènement de la démocratie dont les deux premiers paraissent parallèlement chez Gallimard (La Révolution moderne et La Crise du libéralisme, 1880-1914). Il replace la crise actuelle de la démocratie dans la perspective d’une première crise de croissance qu’elle a connue au début du XXe siècle et qui a culminé dans les assauts totalitaires des années 1930. Alors que les réformes et l’expansion exceptionnelle d’après 1945 ont permis de surmonter cette situation et d’opérer la stabilisation de nos régimes, nous sommes entrés, depuis les années 1970, dans un nouveau cycle d’ébranlement. Il est à lire, suggère Marcel Gauchet, comme une seconde crise de croissance, directement liée à l’approfondissement des principes démocratiques, qui a pour effet, en rompant les équilibres établis, de rendre la démocratie immaîtrisable au nom de la démocratie. Cette analyse en profondeur de la situation de la démocratie n’est pas destinée seulement à éclairer le citoyen. Elle est le moyen d’éclairer de l’intérieur la composition de ce  » régime mixte  » d’un type inédit qu’est en vérité la démocratie des Modernes.

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L’avènement de la démocratie : tome 1, « La révolution moderne ». tome 2, « La crise du libéralisme » Marcel Gauchet

Posted by picharotte sur 7 mars 2008

2 tomes parus. 2 tomes à paraître. L’Avènement de la démocratie propose, échelonnées sur quatre livres, à la fois une histoire philosophique du XXe siècle et une théorie de la démocratie. L’entreprise constitue la suite du Désenchantement du monde. Ce qui advient avec la sortie de la religion, c’est un monde où les hommes ambitionnent de se gouverner eux-mêmes. Mais c’est en fait le monde le plus difficile à maîtriser qui soit. Ce sont les péripéties de ce parcours tumultueux, traversé d’embardées et de crises, dont il est fait une analyse raisonnée. Le premier volume, La Révolution moderne, est une sorte de prologue. Il campe l’arrière-fond, en retraçant sous une forme ramassée la révolution qui court entre 1500 et 1900, celle de l’autonomie. Surtout, il s’emploie à identifier les trois composantes spécifiques du monde désenchanté, du point de vue politique, juridique et historique. L’originalité de notre démocratie tient à la combinaison de ces trois éléments, qui est simultanément son problème permanent. Le deuxième volume, La Crise du libéralisme, présente une analyse en profondeur des années 1880-1914, qui constituent la matrice du XXe siècle, de ses tragédies et de ses réussites. En même temps que sont jetées les bases de la démocratie libérale, à la faveur de l’association du régime représentatif et du suffrage universel, le nouvel univers qui se déploie fait exploser le cadre hérité de l’univers religieux qui avait soutenu l’édifice des libertés fraîchement acquises. Ce sera la source des folies totalitaires comme ce sera le ressort de l’approfondissement et de la stabilisation des démocraties libérales. C’est précisément cet épisode crucial qu’examinera le troisième volume, A l’épreuve des totalitarismes. Le quatrième et dernier volume, Le Nouveau Monde, sera consacré, dans la même perspective et avec les mêmes instruments de lecture, à la réorientation de la vie de nos sociétés depuis le milieu des années 1970 et à la nouvelle crise de croissance de la démocratie dans laquelle elle nous a plongés.

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